Saint Joseph El Biar

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Témoignage J. Peyret (Anecdotes)

 
TEMOIGNAGE DE JACKY PEYRET
 

Je me souviens des matchs et des enfants terribles : ceux qui avaient mis le feu à la bergerie.

Un jour de match, on m’a fait bouffer du tuf ; un petit « quinquin melon » m’a fait « barbouté » la tête !. Il a pris ma tête et l’a frottée contre le sol parce que j’avais mis un but extraordinaire.. J’étais tout défiguré !

 

A chaque communion, c’était magnifique ! et les remises de prix de fin d’année, c’était toute une cérémonie. Il y avait des personnalités. C’était grandiose ! Emouvant ! ça m’a marqué.

 

Ce qui m’a toujours plu, c’était le petit car qui passait nous chercher. Il passait à El-Biar.C’était un autochtone qui conduisait. Je revois le chauffeur du car avec ses bacchantes à la Dali.Comme on était cinq frères, quand il y en avait un en retard, on lui disait d’attendre.

 

Un frère qui m’a beaucoup marqué, c’est frère Louis qui voulait que je sois frère et monsieur SIGNOR qui disait toujours « n’est-ce pas ? » ainsi que le frère Bernard qui faisait toutes les colonies ( là-bas on l’appelait des fois «  la grenouille verte » ) à Castiglione, Tipasa ou Cherchell.

 

J’étais chanteur à la chorale avec frère Louis. On chantait à la radio sur Radio Alger.

On descendait le dimanche. On avait rendez-vous au Pensionnat, le car nous emmenait à Alger et dès que nous avions embarqués on chantait. On chantait A-B-C et une autre équipe chantait aussi et on devait terminer ensemble X-Y-Z. On chantait aussi «  le petit bossu » et « on cherchait du lait ».

 

Des jeux ? saute-mouton, colin-maillard, les noyaux en petits tas : on posait trois noyaux d’abricots et un au milieu dessus et de loin, on lançait. Si le tas tombait, on ramassait tout.

 

De vraiment religieux, je me souviens des retraites : on était imprégné de ça.. « Je vous garde une place en haut » disait frère Louis. On devait être novices. On était chouchoutés. parce que les frères comptaient sur nous pour prendre une place chez eux plus tard.

 

Le frère Jean m’a aussi vraiment marqué : il savait soutenir les enfants qui avaient des problèmes, qui se sentaient mal aimés. Il leur remontait le moral

 
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propos recueillis par Fabienne SALA parus dans le n° 51 de l’écho de Saint Joseph du mois de mai 2001 page 9 à la rubrique : Psitt ! ne le dites pas à mes enfants et petits enfants.