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Anecdotes - Témoignage Juaneda


 
Témoignage de :

 

Marcel et Jacky Juaneda (1942-1948)

 

 

 

Marcel est allé d'octobre 1942 à 1947 à St Jo tandis que son frère est resté un an de plus jusqu'en 1948.

 

 

Nous étions à St Joseph en demi-pension, car nous habitions à El Biar dans la rue P .Curie, en bordure du consulat d'Allemagne. Nos parents nous avaient mis à St Jo car ils tenaient à ce qu'on ait une éducation supérieure à la communauté. De plus en 1942, avec les restrictions, les frères ont apporté à manger ce que nous n'avions pas à la maison.

 
 
Saint-Joseph
 

 

Saint-Joseph, c"était une belle propriété: il y avait des vaches, des poules et des cochons. Frère Jean s'occupait des animaux. Il était toujours en civil. Il sentait ... Il avait une voiture à cheval avec un bourrin. Il allait faire les commissions à El Biar. Il y avait un potager derrière, en partie pour les besoins du pensionnat.

 

L'entrée spéciale, austère, là où il y avait le parloir, nous ne l'avons pratiquement pas connue car nous passions sous la chapelle pour rejoindre la cour et les classes. Pour les étrangers, il y avait une grande allée qui passait devant le prêtre ( et son presbytère) et la statue de St joseph, puis on entrait dans l'entrée du pensionnat et là, direction, le parloir. Il y avait une clochette. Le frère arrivait en courant et nous recevait. Ceux qui rendaient visite, c'était les parents convoqués, ceux qui venaient inscrire ou voir leurs enfants, remplir des formalités scolaires ou arranger des problèmes de règlement.

 
 

 

 

L'occupation de St Jo par les Américains

 
 

 

Il y avait les Américains en 1942. Ils étaient arrivés en novembre alors que nous étions à St Jo, depuis déjà octobre.

 

 Jacky, au sourire si doux, piquait les casiers d'oranges qu'ils laissaient dans le couloir (ainsi que des préservatifs) , il se servait en passant, il prenait une, deux, puis quatre oranges et enfin la cagette entière. Frère Louis s'en est rendu compte. Il a vu le casier et Jacky a du rendre ce qui restait. On mettait dans le pupitre, tout ce qui traînait des Américains (on était dans le besoin), mais un jour en tirant un cahier du pupitre, tout est tombé Frère Louis a joué avec un petit ballon, l'a percé: c'était un préservatif !

 

( Il a sûrement voulu nous prendre pour plus naïfs que nous étions). On était gêné par les Américains car ils occupaient le terrain de foot et quelques salles.

 
 

 

Je me souviens d'un début de prière: « Souvenons-nous que nous sommes sous la présence de Dieu. Adorons -le! » .

 
 
Les Loisirs
 

 

On était de sacrés joueurs de foot avec Ignace Falson. On faisait "les pas* pour savoir avec qui on commençait.

Note :*les chefs des deux futures équipes se mettaient face à face à environ deux mètres l’un de l’autre, puis tour à tour, avançaient un pied pour le poser, talon du pied avant contre pointe du pied arrière, la distance se réduisant , jusqu’au moment ou il y en avait un qui ne pouvait plus poser son pied , manque de place, il avait perdu , c’est donc à l’autre, au gagnant que revenait la priorité à commencer à choisir les membres de son équipe)

 

Quand Ignace était avec moi, les gars ne voulaient pas jouer. Ce système de pas était utilisé pour choisir l'équipe de foot et on prenait alors les meilleurs ...

 

Frère Louis, lui aussi, jouait: il levait la soutane et courait avec nous. Il était tout jeune à l'époque(30-35 ans) .

 

On s'amusait aussi avec les noyaux d'abricots ou avec des balles de tennis. On coupait des branches de palmiers pour faire des crosses et on jouait sous le préau comme si c'était du hockey sur gazon. Des fois des balles se coinçaient en haut

 

et Jean Claro, appelé «le singe» allait les chercher. II montait dans la charpente pour décoincer les balles coincées entre la charpente et les tuiles.

 

On avait pas de piscine mais un bassin d'arrosage. Comme on aidait un frère à ramasser les oranges, on avait droit à un bain. (C'est là où Jacky a appris à nager et Marcel a eu une« cagarelle » parce qu'il avait eu la possibilité de manger 32 mandarines). Le verger se trouvait en bas. On traversait la cour, passait le portail , prenait un chemin pour arriver au verger ( de mandarines, d'oranges ... )

 
 
Repas
 

 

On avait des tables de huit. Le chef de table partait en cuisine chercher le plat et l'apportait sur la table en passant devant le Frère directeur. Il y avait un gus qui venait lire des pages d'évangile ou des histoires tandis que nous parlions en douce. Pour qu'on se taise, quand il y avait trop de bruit, le frère directeur, Thierry Pierre, appuyait sur une sonnette. Quand il n'y avait plus d'eau, on allait rechercher à la cuisine avec la carafe vide mais moi je me suis cogné avec quelqu'un qui revenait avec une carafe pleine et nous nous sommes retrouvés dégoulinants.

 
 

 

Le soir, à la sortie de l'école, une tranche de pain et un morceau de chocolat. On allait chercher le lait à la cuisine chez Mr. Noël. On payait la semaine 7 x 7= 49 centimes, plus un centime à donner.

 

On faisait cueillette d'oranges en bas, près de la piscine.

 
 
La Chorale
 

 

Jacky chantait comme un cheval mais Frère Louis croyait qu'il faisait semblant.

 

Marcel quant à lui est allé à la chorale: à la cathédrale d'Alger, à Notre Darne d'Afrique, dans les églises aux alentours d'Alger ...

 

C'était beau. Il y avait trois voix. Il y avait Jean Haller qui était novice qui avait une voix extraordinaire( des fois, je chante encore en pensant à lui).

 

 

La petite boutique de Frère Louis

 

 

            Elle était située, au bout du couloir, sous les escaliers qui menaient au premier étage .On y allait, quand on voulait acheter un gomme, un crayon ou un carnet, parce qu'on avait pas le droit de ne pas avoir les articles scolaires. Pour celui qui n'avait pas de sous, Frère louis l'inscrivait sur l'ardoise.

 
 
Les Bêtises
 

 

Bernard Alterac avait badigeonné tous le tableau avec de la bougie ce qui a posé quelques problèmes au Frère quand il a voulu écrire dessus. Le frère Thierry Pierre (surnommé «Bidon V », car dans le sud algérien, c'était une étape où la voiture s'arrêtait lors des rallyes et qu'il était très ventru ) ne s'est pas mis en colère. Il lui a fait payer le tableau neuf (BA. était très aisé, car son oncle avait une briqueterie à Maison Carré ) et lui a dit qu'il pouvait emporter l'autre.

 

A côté d'un caroubier, il y avait les WC. La porte se fermait et on voyait la fumée qui sortait. On savait qu'ils étaient en train de fumer en cachette ...

 

Quand le ballon, passait chez les sœurs, il fallait sauter le mur. Un jour, Jacky s'est cassé le bras en voulant passer d'une cour de récréation à l'autre par le petit mur. Frère Louis l'a ramené chez mes parents dans une jeep des Américains. Il a eu une bonne réaction. Pour qu'on ne fasse pas les imbéciles, il nous amenait jusqu'au collège des filles par le chemin de « Beaurepaire ». Il savait où chacun devait quitter le chemin.

 
 
Les cours
 

 

En cours, on avait une très bonne conscience. On avait un certain égard envers les petits. On les protégeaient. On avait des surnoms. Pour Jacky, c'était « la saucisse » (surnom donné par Frère Louis), et pour tout le monde, Marcel s'appelait« Choupette ».

 

On avait pas de problème avec les professeurs, car on les respectait. Ils nous apprenaient et on avait toujours la bouche ouverte.

 

Frère Denis disait: «on ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif».

Frère Cyprien « Chinchin » car il avait un handicap, commençait son cours en dictant ces phrases car il savait que nous tomberions dans le piège.

 

Écrivez: « ces cyprès sont si loin qu'on ne sait si s'en sont (Samson) »

 

            «je suis trop homme (pomme) de terre pour être .....»

 
 

 

Les cours d'instruction religieuse sont les cours qui m'ont le plus marqués.

 

Ils étaient tenus pas le Frère Eusèbe. Quand il commençait ses cours, il n'y avait plus de souffle et mots. Tout le monde croisait les bras et on ressortait de notre extase quand la cloche sonnait car c'était le dernier cours de 16h à 16h30. Il était très prenant: ce n'était pas de l'instruction religieuse. C'était de l'histoire religieuse ancienne. Il commentait l'ancien testament. Je me souviens des « sœurs transformées en sel ».

 

 

Cela nous intriguait ,à 12-13 ans, sa façon de parler était vraiment prenante. Personne ne parlait. On restait la bouche ouverte, à boire ses paroles.

 

Date de création : 09/01/2010 - 19:19
Dernière modification : 09/01/2010 - 19:21
Catégorie : Anecdotes
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