Saint Joseph El Biar

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In Memoriam (Joseph Gebinger)

« IN MEMORIAM »


Décès du Chanoine Joseph GEBINGER

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Le Père GEBINGER est décédé le 4 mars 1990 à 0h30

à la Maison St Augustin d’Alger.

Il a été enterré au carré des prêtres du cimetière d’El-Harrach le 6 mars.


Nous évoquons les grandes lignes de sa vie

en reprenant les principaux passages de l’homélie du Père TEISSIER

à la messe des funérailles concélébrée à la Cathédrale

par la plupart des prêtres présents à Alger et dans les environs.


Joseph GEBINGER est né en Alsace,

alors province de l’Empire allemand,

le 1er novembre 1905.

Il était donc entré dans sa 86ème année.


Il ne lui reste pratiquement plus de famille proche, avec qui nous puissions être en relation.

Mais nous rejoignons la piété de ses parents, à travers la petite statuette de St Joseph

qui se trouvait sur la bibliothèque de sa chambre.

Lorsque le jeune Joseph partit pour l’Algérie,

sa mère lui fit don de cette statuette qui rendait ainsi présents, à la fois

son patron auquel il demeura attaché toute sa vie, mais aussi l’affection

de ses parents symbolisés dans cette image.


Le Père GEBINGER aimait à raconter dans quelles circonstances il partit pour l’Algérie.

Il avait été appelé à l’Algérie par Monseigneur LEYNAUD qui, archevêque d’Alger depuis neuf ans, vint à passer à Strasbourg et l’embaucha pour son diocèse.

Joseph GEBINGER avait alors vingt et un ans.

Il arriva en Algérie en 1926, un 4 mars,

et c’est un 4 mars que Dieu l’a rappelé à lui, 64 ans plus tard.

Pendant sa formation au Grand Séminaire de St Eugène, il fut condisciple de Monseigneur JACQUIER à qui il demeura toujours très lié.

On peut supposer que c’est sous l’influence de Monseigneur JACQUIER qu’il découvrit et adopta pour spiritualité la famille des prêtres de St François de Sales.


Ordonné Prêtre le 24 juin 1930, il fut nommé successivement

vicaire à Saint Vincent de Paul (26.06.1930), puis au Sacré-Cœur (24.10.1934),

curé de Damiette (21.10.1935),

avec le service des annexes de Lodi et Loverdo qu’il assurait à pied.

Atteint de tuberculose il dut s’interrompre pendant un an.

 

A son retour il fut nommé aumônier de l’hôpital de Birtraria (01.10.1937), poste qu’il devait occuper, avec l’interruption de la mobilisation (1939-1940), jusqu’à ce qu’il soit nommé aumônier des Ecoles chrétiennes (11.10.1957).

Il devait rester fidèle à son poste, par delà les épreuves de la guerre d’Algérie et de l’indépendance, jusqu’à la nationalisation de l’enseignement diocésain, en 1976.




Il se retirait à la Maison St Augustin, mais il acceptait bientôt la charge d’archiviste qu’il exerça avec compétence jusqu’à ce que la maladie le contraigne à renoncer à ce service.

Nommé chanoine titulaire en 1977, il était le doyen du chapitre.

C’est d’ailleurs pour la fête de St Jean Baptiste de la Salle qu’il fit, l’an dernier,

le 7 avril 1989 son dernier sermon d’une voix forte,

à la demande du Père CLIMENT qui célébrait la messe avec lui et les sœurs.


Le Père GEBINGER s’est éteint avant-hier, après trois ans de lutte contre

l’hépatopathie maligne qui le faisait souffrir

et que le professeur COLONNA avait diagnostiquée dès les premiers symptômes.

Il a été soigné avec un dévouement admirable à la Maison St Augustin,

comme dans les divers services qui ont eu à intervenir ;

Il ne demandait rien de lui-même, et les sœurs devaient deviner ce dont il avait besoin.

Il a du beaucoup souffrir des infimités qui accompagnaient sa maladie et le rendait,

les derniers temps, si dépendant de son entourage.


Il avait déjà reçu l’extrême onction des mains de son fils spirituel,

l’abbé GEORGER, le 12 décembre 1988.

A la veille de sa mort, l’abbé CLIMENT, directeur de la Maison St Augustin qui l’accueillait, lui donnait une nouvelle fois le sacrement des malades. »


Henri TEISSIER

Archevêque d’Alger


*


Les frères anciens de Saint joseph d’El Biar ont adressé à l’archevêque d’Alger

le télégramme suivant :


« ANCIENS D’EL BIAR, RECOMMANDONS AU SEIGNEUR PERE GEBINGER -

stop – MERCI D’AVOIR SIGNALE DECES – stop –

FRERE LOUIS. »


*


paru dans l’écho de Saint Jo n° 28 bis du mois de mai 1990